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Algérie. Un militant du mouvement de contestation condamné à 18 mois de prison ferme

Mohamed Tadjadit, militant de la première heure de la contestation et surnommé le « poète du Hirak » par certains journaux pour ses poèmes déclamés sur les marches du Théâtre national, a été déclaré, ce jeudi 19 décembre, coupable d’« atteinte à l’intérêt national » par un tribunal d’Alger, pour certaines de ses publications sur Facebook, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Une lourde peine

Cette peine de dix-huit mois de prison ferme à l’encontre d’un jeune militant du mouvement (Hirak) populaire de contestation du régime est l’une des plus lourdes infligées depuis le début, le 22 février, du mouvement massif de contestation en Algérie, a précisé le président du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), Kaci Tansaout.

Elle a été prononcée le jour de la prestation de serment du nouveau président Abdelmadjid Tebboune, élu le 12 décembre.

« Crime contre la sûreté de l’État »

Le Parquet avait requis deux ans de prison contre le militant sur la base de l’article 96 du Code pénal punissant jusqu’à trois ans d’emprisonnement quiconque distribue […], expose au regard du public […] dans un but de propagande, des tracts, bulletins et papillons de nature à nuire à l’intérêt national, une infraction classée dans les crimes et délits contre la sûreté de l’État.

Le soir de son élection, Mohamed Tebboune avait indiqué tendre la main au Hirak en vue d’un dialogue. Jeudi, en prenant ses fonctions, il a affirmé qu’il serait à l’écoute des aspirations profondes du peuple, notamment en ce qui concerne l’État de droit, la justice sociale et les libertés démocratiques.

Le « Hirak » doit manifester vendredi, le 44e consécutif depuis la naissance du mouvement le 22 février.

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